Attitudes opposées pseudo-justifiées

La pandémie a encore mis en évidence l’une de mes réflexions à propos des attitudes opposées et pseudo-justifiées : même si on sait pertinemment que quelque chose est bien, il y aura toujours quelqu’un qui arrivera à trouver que c’est mal et vice versa.

Ces réactions opposées trouvent souvent leurs sources dans :
- l’ignorance : méconnaissance de la matière traitée (s’appuyer sur des « compétences » supérieures, comme Dieu ou le scientifique) ;
- l’entêtement : obstination qui mène au fanatisme (suivre aveuglément sa foi) ;
- le rejet : manque d’ouverture d’esprit (refuser d’écouter et de comprendre l’autre).
Le monde est ainsi fait et l’espoir de le voir un jour changer est une utopie.
Cependant, pour améliorer le quotidien et le futur, il est préférable de contribuer positivement afin que le monde continue à être vi(v)able !

André Comte-Sponville, philosophe

Textes

  • Wikipedia
  • Insistantialisme
    • Comte-Sponville explique :
      « L’insistance, c’est donc la vérité de l’existence, pour tout être, et pour l’homme même dès qu’il se débarrasse des illusions finalistes, spiritualistes ou anthropocentriques qu’il se fait sur lui-même.
      Adieu l’existentialisme !
      Aucun projet n’échappe au présent, aucune transcendance n’échappe à l’immanence, aucune liberté n’échappe au réel. L’homme n’est pas un empire dans un empire, ni un néant dans l’être. Il est ce qu’il est, il fait ce qu’il fait : il n’échappe ni au principe d’identité, ni au principe de raison.
      L’essence précède l’existence, ou plutôt rien n’existe que ce qui est (essence et existence, dans le présent de l’être (en), sont bien sûr confondues), et c’est pourquoi exister, c’est insister : parce que c’est continuer d’être et d’agir. Cela vaut pour l’homme comme pour tout être physique, c’est-à-dire pour tout être.
      L’insistantialisme, si vous me passez le mot, n’est pas un humanisme, ou ce n’est pas d’abord un humanisme : c’est d’abord un naturalisme, c’est d’abord une pensée de l’être, de la puissance, du devenir, et ce n’est que secondairement que nous pourrons, si nous le voulons, y trouver des raisons humaines de vivre et de lutter. »
  • Admirateur de Voltaire (voir mon article)

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