Paula Becker, première femme peintre allemande

Paula Modersohn-Becker, née le  à Dresde et morte le  à Worpswede, est une artiste peintre allemande et l’une des représentantes les plus précoces du mouvement expressionniste dans son pays.

Originaire de Dresde, Paula Becker s’engage dans des études de peinture et rejoint les artistes indépendants réunis dans le village de Worpswede, non loin de Brême, qui prônent un retour à la nature et aux valeurs simples de la paysannerie. Elle y épouse le peintre Otto Modersohn (1865-1943). Le manque d’audace des peintres worpswediens, toutefois, la pousse à s’ouvrir aux inspirations extérieures et à effectuer des séjours répétés à Paris, auprès de l’avant-garde artistique.

Au cours des quatorze années durant lesquelles elle exerce son art, elle réalise environ 750 toiles, treize estampes et environ un millier de dessins. Son style, particulièrement original, est le fruit d’influences multiples, aux confins de la tradition et de la modernité. Sa peinture présente des aspects mêlant l’impressionnisme de Cézannevan Gogh ou Gauguin, le cubisme de Picasso, le fauvisme, l’art japonais ou encore l’art de la Renaissance allemande. La force expressive de son œuvre résume à elle seule les principaux aspects de l’art au début du xxe siècle.

Elle meurt à 31 ans, des suites d’un accouchement.

Jusqu’à l’exposition que lui consacre le musée d’art moderne de la ville de Paris en 2016, elle restait assez peu connue au-delà des pays germanophones.

LIENS

Yayoi Kusama, un pois parmi d’autres

Yayoi Kusama (88 ans en 2017) est une artiste contemporaine japonaise, avant-gardiste, peintre, sculptrice et écrivain.

Voici un extrait de l’article complet sur Wikipedia.

Le pois, sa marque de fabrique, est venu à elle lors de ses premières hallucinations avant d’être un « outil visuel ». Elle en recouvre tout ce qui l’entoure, même les êtres humains et les animaux dans certaines de ses performances. L’artiste exprime ainsi son concept de « self-obliteration ». Kusama craint la disparition de l’individualité, elle ne veut pas que l’être humain ne soit qu’un pois parmi d’autres pois.

« Nous sommes plus que de misérables insectes dans un univers incroyablement vaste. »

Mais elle insiste aussi sur le fait que ces pois représentent la connexion entre l’Homme et la Nature. L’Homme ne ferait qu’un avec l’univers. Kusama reproduit ces pois, fruits de sa névrose aux sens multiples, pour exprimer, est-on tenté de dire, tantôt l’angoisse de l’oblitération de l’individualité, tantôt le désir d’oblitération afin de ne faire qu’un avec l’univers.

Elle explique: « J’avais en moi le désir de mesurer de façon prophétique l’infini de l’univers incommensurable à partir de ma position, en montrant l’accumulation de particules dans les mailles d’un filet où les pois seraient traités comme autant de négatifs. […] C’est en pressentant cela que je puis me rendre compte de ce qu’est ma vie, qui est un pois. Ma vie, c’est-à-dire un point au milieu de ces millions de particules que sont les pois. »